EGALITE AVEC LES ULTRAMARINS

CONSTAT ECONOMIQUE,SOCIAL,NUMERIQUE

1. STATISTIQUES ET ÉTUDES NATIONALES

Jusqu'aux publications de 2017, l'INSEE indiquait uniquement le chiffre de la France "métropolitaine" dans son communiqué.

Si aujourd'hui 4 départements ultramarins figurent dans certains chiffres publiés, Mayotte est toujours exclus de ce comptage et les medias ne parlent jamais des chiffres de l'Outremer. 

Pour NOUS DEMAIN, tous les départements ultramarins doivent être traités comme les autres départements français et l'INSEE doit abandonner l'usage des termes "Métropole" et "France métropolitaine" car les colonies ne sont plus.

                                                                                                                                                            #BlackLivesMatter 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       #LaVieDesUltramarinsCompte

2. PAUVRETÉ ET CHÔMAGE

  • Le taux de pauvreté dans les départements ultramarins est en moyenne de 40 % et le taux de chômage de 22 % (en 2018) contre 8 % dans la France continentale;

 

Qui en parle ?

 

  • L’accès aux prestations sociales est fortement inégalitaire : qu’il s’agisse de Complément familial ou d’APL, l’accès au droit est différent de celui de l’Hexagone. Idem pour leur montant alors que la vie est plus chère en Outremer.

 

Qui sait que ce n’est qu’en 1996 que le SMIC des DOM a été ré-haussé et aligné sur celui de l’Hexagone ?

3. FONCTIONNAIRES. UN RÉGIME POUR LES HEXAGONAUX

Les écarts de revenus avec les fonctionnaires qui sont installés dans les départements ultramarins et qui bénéficient de "prime de vie chère", depuis 1950, vont de 40% à la Martinique jusqu’à 108% dans le Pacifique.

 

Une discrimination mise en place afin d'attirer initialement les Hexagonaux, sans cesse remise en cause par des politiques de tout bord, créatrice de tension sociale entre privé et public, qui constitue un véritable frein à l'investissement des collectivités territoriales et qui s'accompagne de la pérennisation des monopoles économiques et financiers.

Alors que, parallèlement, il y a de plus en plus une remise en question du droit aux congés bonifiés des fonctionnaires ultramarins travaillant dans l'Hexagone, empêchant de plus en plus ces derniers de revenir en Outremer.

NOUS DEMAIN dit stop au système post-colonial !

Non dans 20 ans en sacrifiant une génération. Mais dans 5 ans. Pour la paix sociale.

4. FRACTURE NUMÉRIQUE

La Start-up Nation a des failles gigantesques qu’il conviendrait de réduire au plus tôt dans ces départements éloignés de plus de 8 000 kms de l’Hexagone.

Quand 100 % et 81 % des Hexagonaux bénéficient respectivement d’un réseau téléphonique et d’un accès à Internet, ce chiffre tombe à 72 % et 50 % pour les Ultramarins.

 

À cela s'ajoute le manque d’infrastructures routières et de transports collectifs qui fait cruellement défaut.

5. ACCÈS À L'EAU

Les départements ultramarins – nous ne parlons pas ici de pays « sous-développé » mais des départements de la 6ème puissance mondiale - accusent un retard extrêmement important en terme d’infrastructures d’assainissement et d’accès à l’eau potable.

 

À  la Guadeloupe, les habitants sont sans eau potable depuis des années

 

Si en 2019, 42% des sources d’eau douce seraient de bonne qualité à la Martinique (contre 56 % dans l’Hexagone) tandis que 12% le seraient en Guyane et 23% en Guadeloupe, l’eau douce est fortement polluée, en particulier à cause du chlordécone. 

 

Or, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est reconnu comme un droit fondamental de l’homme, est une question de dignité humaine. 
 

S’il faut 1 milliard d'euros pour remettre toutes les infrastructures en bon état à la Guadeloupe, cette somme semble logiquement à la portée immédiate d’un État qui, par temps de Covid, est capable de distribuer de l’argent magique par dizaines de milliards, en 48 heures, à des entreprises dont certaines ont déjà empoché du CICE (200 milliards depuis 2013 et en dehors de tout contrôle). CICE envolé en dividendes et sans les créations d’emploi attendues.

Pour NOUS DEMAIN, cette situation sans eau potable n'est plus acceptable dans une République digne de ce nom.

6. DISCRIMINATION  ÉCONOMIQUE

Les Ultramarins sont empêchés dans leur volonté de créer et d’entreprendre et les barrages sont nombreux.

25 % d’entre eux n’auront pas accès aux financements (contre 18 % pour l’Hexagone).

Ce qui est un frein sérieux au développement et à la diversification de l'économie ultramarine dirigée à 90% par les descendants locaux d'esclavagistes (qui représentent 1% de la population à la Martinique).

Sans compter les refus automatiques d’acceptation de chèques émis dans l'Hexagone du simple fait de l’origine de l’Ultramarin.

Stopper ces discriminations est une priorité pour NOUS DEMAIN.

Nous nous s'insurgeons non seulement contre les refus discriminant mais aussi contre le refus de plus en plus répandu des commerçants d'accepter le paiement par chèque.

 

Les chèques sont des moyens de paiement comme les autres. Les refuser c'est favoriser le paiement en espèces, le blanchiment d'argent et la dissimulation de recettes au fisc.